Alimentation et compétition

  précédenteretournersuivante

Ration d'attente

 

Son intérêt est généralement admis. Son utilité n'a jamais été prouvée. Ses inconvénients sont réels. En effet, chez les sujets hyper-insulino-sécréteurs, en cas d'utilisation dans la ration d'attente, de glucides simples les risques d'hypoglycémie  réactionnelle ne sont pas négligeables. Si on tient à donner une ration d'attente elle sera composée presque exclusivement d'eau additionnée de sucres à index glycémique faible comme le fructose (qui n'est pas toujours bien toléré sur le plan digestif).

 

Repas pré-compétition et sports d'équipe

  

Il sera terminé au moins 3 heures avant le début de l'épreuve. Il cherchera à parfaire l'hydratation du sujet, et à optimiser les réserves en carburant. Il sera donc organisé autour de l'administration de glucides complexes associés à des protéines faciles à digérer, le tout copieusement arrosé d'eau. Son rôle convivial est non négligeable et il peut faire partie d'une stratégie de motivation des  joueurs au sein de l'équipe. Son inconvénient majeur est qu'il est standard et peut ne pas convenir à tous les  membres de l'équipe.

 

Epreuves durant moins de 90 minutes

  

Normalement, les réserves constituées lors de l'entraînement, suffisent largement à la couverture des dépenses énergétiques engendrées par ce type d'effort. Toute alimentation solide est inutile. Seule l' hydratation bien conduite est indispensable. On conseillera de boire dès le début de  l'épreuve et durant toute celle-ci, si possible régulièrement tous les quarts-d'heure. Il vaut mieux boire de l'eau fraîche (15°) légèrement sucrée hypotonique,l'absorption de glucose durant l'effort retardant l'apparition de la  fatigue. Il faut savoir que dans les épreuves courtes et très intenses l'hyperventilation du sportif empêche toute absorption de boisson.

 

Epreuves durant de 90 à 180 minutes.

 

Vu la durée de l'épreuve il ne peut s'agir que d'une compétition réalisée en aérobie. L'absorption régulière de boisson est indispensable quand on connaît les effets néfastes de la déshydratation sur les capacités aérobies du sportif. La soif est tardive par rapport au déficit en eau et il ne faut  pas l'attendre pour déclencher les prises de boissons.

L'absorption de glucides, sous forme de boissons hypotoniques, est indispensable au maintien du niveau de la capacité aérobie. L'étalement dans le temps, dès le début de l'épreuve, de l'apport glucidique est plus  efficace qu'un apport massif, et plus tardif, dans le moment d'apparition de la  fatigue. Toutefois un apport  unique , même tardif, de glucides repoussera l'apparition de la fatigue mais dans des proportions moindres  qu'un apport régulier. Les capacités d'oxydation du glucose étant environ de 1g./mn. un apport supérieur à 60 grammes par heure est inutile et peut entraîner des troubles digestifs.

 

Epreuves de longue durée et sports extrêmes

 

Là encore l'hydratation continue, à base de boissons légèrement sucrée hypotoniques s'avère primordiale. L'introduction d'aliments solides est indispensable sous forme de glucides complexes. On utilisera les céréales ( riz, pâtes, pains) ou les préparations énergétiques du commerce dites préparations de l'effort en vérifiant leur composition (attention à leur teneur en lipides parfois élevée) et pour les préparations liquides à leur osmolarité ( elles sont souvent hypertoniques) et il faut les diluer plus que les normes préconisées par le fabriquant.

Pour les compétitions se déroulant sur la journée avec des temps de repos (tournoi avec éliminatoires, épreuves combinées etc.). Il faut privilégier l'ingestion d'aliments, à composition équilibrée, en petite quantité, de façon régulière à chaque phase de repos. L'hydratation ne sera pas oubliée.

 

Repas post compétitif

 

La réhydratation sera débutée dès la fin de l'épreuve et visera à compenser les pertes qui n'ont pas pu l?être durant l'épreuve. On utilisera de l'eau minérale ou non, les eaux bicarbonatées en luttant contre l'acidose amélioreraient la récupération.

L'absorption de glucose dans les 2 heures qui suivent la fin de l'épreuve permet une augmentation de 50% du stockage du glycogène dans les muscles, par rapport à une absorption différée dans le temps.

Le repas du soir sera léger (l'anorexie post compétitive est une réalité chez de nombreux compétiteurs), bien arrosé (d'eau !), pauvre en protéines animales (associées aux lipides) et en lipides. Habituellement on conseille de bien saler ce repas afin de compenser les pertes de sels minéraux occasionnées par la sueur.